Billet

du 24 juin 2020 par Jean-Michel SAHUT.

Livre ouvert

Les personnages "illustres" convaincus ou suspectés de racisme, colonialisme, esclavagisme et autres crimes dont l’inconséquence humaine avait pérennisé le souvenir en pierre, en bronze ou en noms de lieux sont sur la sellette.

Faudrait-il livrer à un jury populaire la toponymie de nos communes et ainsi susciter un retour critique sur les pages lumineuses, obscures ou monstrueuses de l’Histoire ? Faudrait-il que dans chaque ville soit institué un tribunal pour instruire le dossier des appellations ou représentations contestées ? Au vu des charges retenues les sanctions iraient d’un avertissement placardé à proximité à la disparition complète. Pourquoi alors s’arrêter en si bon chemin et ne pas élargir ce dispositif d’épuration à tous les édifices y compris cultuels ?

Ne serait-il pas plus utile de faire de la toponymie des villes un livre ouvert proposé au débat par les services culturels dans l’exercice de leur mission d’éducation populaire ?